Chez le shetland, en France, certains mariages sont interdits selon la couleur de la robe :
bleu merle x bleu merle : les chiots risquent d'être handicapés (aveugles, sourds, pratiquement blanc, ...). On dit que c'est un mariage double merle !
fauve x bleu merle : risque d'obtenir un fauve merle (le merle est difficile à identifier dans le fauve). Pour les futurs accouplements, il y a donc danger d'un double merle si mariage fauve-merle x merle.
Il faut aussi tenir compte des maladies héréditaires comme l'AOC ou la DMS afin d'éviter des chiots atteints de ces maladies : ne pas accoupler 2 chiens atteints ou 2 porteurs ensemble.
Porteurs de blanc : il ne faut pas accoupler 2 chiens porteurs de blancs quand on le sait. Il y aura des chiots envahis de blanc qui seront non confirmables, c’est juste un problème de couleur et non de santé (différents du double merle qui entraine des chiots handicapés).
Les signes visibles sont en général un grand collier blanc, une grande liste qui rejoint le collier, 1 ou les 2 épaules blanches, du blanc qui remonte sur les cuisses en extérieur et beaucoup de blanc sur le fouet. Parfois il y a des surprises lors de certains mariages car les signes ne sont pas toujours visibles.
Un test existe (le locus S) mais il n’est pas très fiable car d’autres facteurs entrent en compte pour le blanc sur le corps
AOC = Anomalie de l'œil du colley
Cette maladie touche également différentes races : le colley, le berger australien, le border collie, le shetland.
Maladie héréditaire, elle peut conduire à la cécité du chien.
Chaque individu peut être soit exempt +/+, soit porteur +/-, soit atteint -/- (stade 1 à 4). Un test génétique permet de déterminer cela.
VWD3-B : Maladie de Von Willebrand de type 3
Les chiens atteints de ce trouble de la coagulation ont un défaut plaquettaire qui entraîne leur dysfonctionnement. Les manifestations cliniques sont associées à des saignements sévères et généralisés.
MDR1= Multi-Drug Resistance
Il s'agit de la mutation anormale d'un gène qui rend le chien sensible à certains médicaments normalement sans danger. Cette sensibilité concerne le shetland ainsi que d'autres races (colley, berger australien, berger blanc suisse...).
Le gène MDR1 synthétise une protéine de transport dont le rôle est de s'opposer à la pénétration de nombreux médicaments dans le cerveau. Ainsi, le chien n'est pas exposé à l'action des molécules chimiques.
La mutation du gène MDR1 entraîne un fonctionnement anormal de cette protéine de transport. Différents médicaments peuvent alors pénétrer dans le cerveau et deviennent toxiques, jusqu'à provoquer une forte intoxication, des troubles divers et parfois la mort...
Un chien non sensible sera MDR1 +/+. Un chien potentiellement sensible sera +/- et un chien sensible sera -/-. Dans tous les cas, il faut rester très vigilant, même avec un chien +/+, car de nouvelles molécules sont découvertes régulièrement. Il convient de garder avec vous la liste des produits dangereux et d’en informer votre vétérinaire. Certains ne connaissent pas et / ou ne veulent pas en tenir compte… restez ferme ou changez de vétérinaire. Alors entre une vigilance lors de l’achat de médicament et la mort de votre compagnon, je pense que la question ne se pose pas. Un dossier complet est présent sur : https://www.collie-online.com/colley/mdr1/index.php avec une liste complète des médicaments à donner et ne pas donner. Cette liste est régulièrement mise à jour. Voici une liste des médicaments que l'on peut donner : Vermifuges : - Drontal Dolpac Panacur Lopatol 500 Dolthène Antipuces : - Advantix Confortis APR-shet : L'atrophie rétinienne progressive C’est une catégorie de maladies génétiques causées par diverses mutations entraînant une perte de vision progressive (nocturne puis diurne) allant jusqu'à la cécité totale. DMS : La dermatomyosite C’est une maladie inflammatoire rare de la peau et des muscles. Elle atteint plus particulièrement les Colley, les Shetlands et leurs croisés ; elle atteint surtout les jeunes chiens entre 2 et 6 mois. Les lésions cutanées apparaissent sur le nez, autour des yeux et des lèvres, la face interne des oreilles, le bout de la queue et les proéminences osseuses des extrémités distales. Le risque des parents de développer la maladie est faible. Par conséquent, celui des chiots devrait être faible aussi par le statut de ses parents. Mais il existe quand même un risque pour que le chien développe la maladie : les causes peuvent être multifactorielles (gros stress, alimentation, environnement, ...). Il existe un test pour connaitre le statut de votre chiot. DM : La Myélopathie Dégénérative La Myélopathie Dégénérative conduit à une paralysie des pattes arrières à partir de 8 ans. Un test ADN fiable permet de dépister les reproducteurs, d’adapter les accouplements pour éviter de faire naitre des chiots atteints et de propager la maladie dans la race. JRD : Dysplasie rénale juvénile Elle se définit comme le développement anormal de cellules rénales qui ne se développent pas correctement au cours de l'embryogenèse. La JRD est une maladie mortelle qui entraîne une insuffisance rénale au stade terminal et le décès qui en résulte. WT / WT - CLEAR (+/+) - signifie que l'animal n'a pas de copie de l'allèle mutant WT / MUT - CARRIER (+/-) - une copie du gène avec mutation MUT / MUT - DOUBLE MUTANT (-/-) deux copies du gène avec mutation Un animal est à risque de développer une JRD s'il possède une ou deux copies du gène muté. MUCOCELE BILIAIRE C’est une accumulation de mucus dans la vésicule. Cela est dû soit à un mucus épais qui a des difficultés à s’évacuer soit à un bouchon dans la vésicule qui empêche le mucus de s’évacuer. Remplie de mucus, la vésicule se dilate et peut se fissurer. Une péritonite (voire une pancréatite) peut apparaître. Il s’agit alors de cas graves où une intervention chirurgicale peut devenir nécessaire. Le mucocèle biliaire est une maladie qui concerne de nombreux petits chiens et notamment les Bergers des Shetland. Les symptômes : Les symptômes ne sont pas très évocateurs et c’est là tout le problème de cette pathologie. La plupart du temps, les propriétaires de chiens ont constaté un ou plusieurs vomissements de bile. Souvent, le vétérinaire qui a examiné le chien a diagnostiqué une gastrite et le chien allait mieux. Au bout de quelques jours, voire quelques semaines, l’état du chien s’est dégradé. De nouveaux vomissements sont apparus. Le chien était fatigué, ne mangeait plus. Le vétérinaire en pratiquant une prise de sang trouvait des résultats très inquiétants concernant le foie. Une échographie pratiquée à ce moment-là montre une situation de péritonite avec une intervention chirurgicale immédiate. La situation à ce niveau-là est critique. L’intervention chirurgicale est risquée mais même si elle réussit, il faut nettoyer les organes qui ont pu être irrités par le liquide biliaire. Parfois, la situation dégénère en pancréatite avec une issue pouvant être fatale. Comment anticiper cette situation ? Plusieurs solutions sont possibles : Prise de sang annuelle pour contrôler les ALAT et les PAL. Toute anomalie chez les races à risque de ces enzymes doit entraîner la réalisation d’une échographie. Ce contrôle sanguin peut se faire par votre vétérinaire traitant. Il est important que le chien soit à jeun pour la prise de sang. Si de la boue (mucus) est remarquée dans la vésicule, alors que les ALAT et les PAL sont augmentés, un traitement médicamenteux peut-être mis en place : acide ursodéoxycholique + nourriture hyperdigestible et pauvre en matières grasses + méthionine. La boue seule mais sans anomalie des ALAT ne justifie pas de traitement mais une surveillance. Un nouveau contrôle devra être effectué au bout de 15 jours. En effet, l’acide ursodéoxycholique fluidifie le liquide biliaire ce qui augmente son évacuation dans l’intestin grêle. S’il s’agit uniquement de mucus accumulé, le traitement l’évacuera mais s’il s’agit d’un bouchon des canaux, le traitement va augmenter la pression dans la vésicule et cette dernière pourra se fissurer. Il est possible aussi de faire une échographie. Une vésicule en forme de « kiwi » montre qu’il y a un mucocèle biliaire. Il ne faut pas systématiquement enlever la vésicule. C’est le chirurgien qui décide en fonction de la situation. Il vaut mieux éviter les situations critiques et suivre avec attention les chiens à risque. Il existe un test récent (Labogen) mais il n’y a pas encore de retour sur la fiabilité de ce test.